Le réseau

Le succès de la formation Engagement Féminin a conduit à la création et à l’animation d’une véritable communauté interne : le Réseau Engagement Féminin (REF)

Le REF regroupe les anciennes stagiaires qui souhaitent maintenir un lien après la formation, bénéficier de conseils et partager leurs projets professionnels. 

Le Réseau Engagement Féminin c’est :

  • Plusieurs réunions dans l’année
  • Des tables rondes autour de thématiques spécifiques
  • Des conseils et échanges de savoirs et ressources sur les dispositifs culturels et ou institutionnels de chaque pays
  • Le développement et la valorisation des projets sur le territoire national et international 
  • Des invitations aux évènements des danseuses

La formation permet aux danseuses de faire partie du R.E.F, le Réseau Engagement Féminin qui propose :

Du statut de l’artiste

De la valorisation du métier 

La nécessité que le parcours de formation soit reconnu par l’État

La création d’un partenariat et une mutualisation entre les actrices de la culture

 

Les membres du réseau

Abigail Sena Atsugah | Ghana

Abigail Sena est engagée dans une introspection profonde sur sa personne afin de développer sa carrière d’artiste danseuse. Elle enseigne la danse au Département de danse de l’Université du Ghana à Accra. Elle a créé sa propre compagnie de danse nommée « Ti-Fali Organization ». Son projet « SheMotion », qui signifie « Femmes en mouvement » réunit des étudiantes en danse et des danseuses professionnelles, avec le soutien de l’Alliance française d’Accra. En 2020. Germaine Esse Essiomlé y a donné une représentation de son solo « ADIDO » (L’arbre à l’envers »). Abigail Sena Atsugah détient le record de participation à Engagement Féminin, où elle y a conçu son œuvre chorégraphique intitulée “Alone” (EF#6)

Ti-Fali Organization

 

Aïcha Kaboré  | Burkina Faso

Son aventure débute après des stages de perfectionnement régulier au Sénégal. Elle  collabore avec l’une des figures emblématiques de la danse contemporaine et de la chorégraphie au Burkina Faso : Irène Tassembédo. Sa création chorégraphique « Les larmes de la veuve », se veut un condensé des brimades et des souffrances que vit l’autre moitié du ciel en Afrique et ailleurs. « Je retrace le vécu de ces nombreuses femmes murées dans un silence mélancolique face à des pratiques ancestrales, souvent avilissantes. Leur avis ou leur choix ne compte pas”. Faisant face aux réticences de ses parents, sa passion pour la danse finit par prendre le dessus. Mieux, elle en sortira grandi avec à la clé deux qualités essentielles de la danseuses : le courage et la persévérance. Chorégraphe et mère de deux enfants, Aicha Kaboré est co-fondatrice de la compagnie Maricha avec Mariam Traoré .

Allez sur son FB

Aminata Traoré | Côte d’Ivoire

Aminata Traoré est professeur de danse à l’INSAAC (Institut national des arts et de l’action culturelle). Elle enseigne aux enfants dans les écoles et à des adultes dans le cadre de cours privés (interprétation chorégraphique, modern jazz, danse classique, danse contemporaine). Son solo “Je” a bénéficié du soutien de la 1ere Plateforme/résidence de création d’Engagement Féminin en 2014. En 2019, elle a créé sa propre compagnie de danse, Compagnie AT afin de poursuivre son travail de transmission de savoirs, mais aussi de créer et de promouvoir plus largement la danse sur le continent africain. Aminata Traoré collabore avec d’autres acteurs de la scène artistique ivoirienne : la compagnie Dumanlé pour l’organisation du MIJCA (Marché international des jeunes créations d’Abidjan) et avec la compagnie Ange Aoussou pour l’organisation du festival Un pas vers l’avant. Elle a mis en place un laboratoire en danse dénommé « Siablé Lab ». La première édition de cet événement, qui s’est tenu fin février/début mars 2020, a suscité un réel engouement de la part des professionnels de la danse : sur une trentaine de candidatures reçues des compagnies de danse d’Abidjan, 17 danseuses et 3 musiciennes ont été retenues pour participer au laboratoire. Pour l’avenir, elle envisage d’inviter d’autres artistes pour animer les ateliers de danse.

Compagnie AT

Salamata Kobré  | Burkina Faso

Salamata Kobré débute en tant que danseuse dans les compétitions interscolaires au sein du groupe Saint-Etienne. Elle suit un stage de danse contemporaine animé par Valérie Berger au Centre de Développement Chorégraphique – la Termitière (CDC) et prend des cours de danse traditionnelle et afro-contemporain avec la chorégraphe Irène Tassembedo. Salamata Kobré intègre le programme de formation triennale Je Danse Donc Je Suis au Centre de Développement Chorégraphique (CDC) la Termitière. Son goût pour la scène l’amène à multiplier des expériences et collaborations artistiques entre autres d’avec les chorégraphes Herman Diephuis, Bienvenue-Bazié, Salia Sanou et Anne Marie Porras et le metteur en scèn Aristide Tarnagda. Elle décide de développer son propre univers chorégraphique empreint de liberté d’action et d’auto-détermination ; et crée sa première pièce baptisée “Djoussou Kouma”, présentée à plusieurs festivals : Avignon, Danse Bamako Danse, Dialogues de Corps, Fido, In- Out. Elle travaille sur la création de son deuxième solo “Moom”, avec lequel elle veut entamer un dialogue sur la noblesse de nos choix. Ces projets sont porté par la Compagnie Salamata-Kobré (Cie S-K).https://www.balletdunord.fr/contacts/salamata-kobre/) Salamata Kobré porte le projet « Mookoutalé ». Elle envisage de créer un lieu de formation à Garango, dans la région du centre-est du Burkina Faso et de mettre en place des ateliers de formation . 

 

 

Germaine Sikota Esse Essiomlé | Togo

Au Togo, Germaine Sikota a mis en place dès 2017 des formations en danse contemporaine dénommées « Ateliers Corps Nu » (ACN). Le festival « Nikaala » , lancé en 2018 permet d’offrir aux artistes un espace de diffusion et de promotion de leurs œuvres. La deuxième édition du projet s’est tenue en 2019 et a accueilli le spectacle « Les Vivants », créé dans le cadre de la 10ème édition du projet EF. Malgré la crise sanitaire, l’édition 2020 de l’événement a connu un franc succès avec le soutien de Sena Abigail Atsugah, également danseuse du REF. Les ateliers de danse, organisés à cette occasion, ont contribué à changer le regard des acteurs des danses urbaines. En 2021, le festival adopte la forme d’une biennale, en alternance avec les ACN, qui deviennent des résidences de coaching pour les jeunes artistes et dont les projets suivis pourraient être présentés au festival. Germaine Sikota dirige également la compagnie S Dance, sa compagnie de danse, qui s’attache à mener des actions de sensibilisation sur la vie quotidienne par la danse et à promouvoir la danse dans son ensemble.

Festival Nikaala 

 

Djéhinan Véronique Lou | Niger

Au Niger, Djéhinan Véronique Lou a imaginé le projet « Parole de femme », encollaboration et avec le soutien du CCFN. La première édition s’est tenue du 8 au 12octobre 2018 et a permis de former dix jeunes femmes en danse contemporaine. Alors qu’elle suit une formation de trois ans à l’École des sables au Sénégal, Djéhinan Véronique Lou a entamé les démarches pour la création de sa compagnie de danse.

Celle-ci servira de cadre pour continuer son travail de sensibilisation et de formation en matière de danse au Niger.

 

Mariam Traoré/ BURKINA FASO.

La compagnie Maricha, veut mettre en place, un projet de formation de jeunes filles en musique et en danse avec une initiation aux instruments traditionnels et des stages ponctuels d’une à deux semaines en écriture chorégraphique.

 

Korotimi Barro | Burkina Faso

Korotimi Barro, directrice artistique de la compagnie Kongôba, a mis en place les ateliers Faridi à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), en collaboration avec la compagnie Auguste- Bienvenue et l’espace Ankata. Elle ambitionne de lancer la première édition d’un événement culturel à Bobo-Dioulasso dénommé « 24H des arts féminins ». L’objectif est de favoriser la rencontre entre les artistes et les publics des quartiers.

 

Fatoumata Bagayoko  | Mali

Comme beaucoup d’enfants, elle danse lors de cérémonies traditionnelles dans les familles de son quartier. D’abord orientée vers un CAP en électricité, son désir de carrière artistique l’a fait entrer à l’Institut National des Arts de Bamako d’où elle sort avec son diplôme en 2007. Elle intègre alors le Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia Balla Fasseké Kouyaté de Bamako (CAMM) pour y suivre une formation de cinq années et y obtenir un Diplôme d’Études Supérieures Spécialisées en Danse. Jusqu’en 2010 elle se forme également en danse traditionnelle avec Karim Togola et Kardjigué Laico Traoré.

Elle participe depuis l’obtention de son diplôme à plusieurs stages organisés au Mali avec des chorégraphes internationaux dont Opiyo Okach, Pierre Doussaint, Serge Aimé Coulibaly, Reggie Wilson ou Herman Diephuis. En 2013 elle participe au stage Empreintes (Dé)croisées à l’École des Sables au Sénégal sous la direction de Germaine Acogny et Régine Chopinot. En 2015, elle suit le stage Engagement Féminin à Ouagadougou sous la direction d’Auguste Ouédraogo et Bienvenue Bazié, période pendant laquelle elle travaille son solo “Fatou t’as tout fait.” * (texte cité et disponible sur le site : https://www.theatredelusine.ch/artiste/fatoumata-bagayoko/) Elle fonde par la suite la compagnie Compagnie Jiriladon

 

Elles nous parlent d’engagement féminin

C’est une bonne initiative, que la compagnie Auguste-Bienvenue a eu pour donner un coup de pousse à la femme dans le milieu chorégraphie. L’intervention de François Bouda sur l’administration culturelle et l’atelier peinture de Margo Tamizé m’ont plu. Grâce à Margot, j’ai touché à un pinceau pour la première fois et j’ai trouvé ça très intéressant. Le travail sur l’espace, et les différentes directions m’a servi au niveau de mon travail personnel et pour mon solo. Les ateliers de Lacina Coulibaly qui étaient plus basés sur l’interprétation, les appuis et la précision des différentes directions ont été vraiment très importants. Pour mon solo, je pense que ça a beaucoup changé par rapport à la 1er étape, ça respire plus, les mouvements sont bien posés, l’espace, la musique, sauf la lumière qu’on a pu travailler. J’ai été bien encadré Bienvenue et Lacina comme regards extérieurs.”

AICHA KABORE (En Résidence de création) EF7

“Le thème abordé avec Claudia Damasio nous a permis d´explorer l´intérieur du corps, nous préparant ainsi pour le second cours avec Nora Chipaumire. L’ouverture du corps, la respiration, l’appui ont été les éléments sur lesquels on a travaillé avec cette dernière. Après le départ de Claudia Damasio, était venue une autre chorégraphe nommée Jennifer Dallas, assistée de Joanie Audet qui, à leur tour, ont continué dans le même sens. Ces dernières ont apporté une touche particulière en amenant nos corps dans un univers inconnu à la découverte d’une autre manière de bouger. En effet, toujours dans l’exploration des zones inconnues du corps, est venue Cynthia Oliver, la dernière chorégraphe pour revisiter les bases posées par ses prédécesseurs. Et cela a approfondi nos connaissances en la matière. Aussi, ce stage a été particulier dans la mesure où toutes étaient des chorégraphes femmes, ce qui nous a réellement offert un cadre typiquement féminin. Bien que ce soient des femmes, cette quatrième édition a été d´autant plus rigoureuse qu´intéressante, enrichissante. Et surtout l’atmosphère étant féminine, on avait plus de liberté dans l’expression de nos corps.” Germaine Essiomlé Essé EF4

“La formation Engagement Féminin 2013 a été une période généreuse en danse, en apprentissage mais aussi en rencontres humaines et en partage. Pendant ces quatre semaines, nous avons découvert ou redécouvert notre corps et toutes les possibilités qu’il nous offre, en tant qu’individu et en tant que danseuse. Nous avons aussi nourri et développé notre danse, tant par le corps que par l’esprit et en s’inspirant de nos intervenants et nos pairs. Dans l’apprentissage nous avons pu affirmer nos personnalités, notre écriture chorégraphique, nos aspirations. La dynamique du groupe et les horizons de chacune nous ont offert la chance de nous découvrir, de nous interroger, de nous faire grandir, et nous ont permis de repartir avec des outils solides, des éléments qui nous serviront à l’avenir dans la danse, mais aussi dans la vie personnelle.”  Fleur Ayélé Ajavon, Bénin/France EF5

C’est une bonne initiative, que la compagnie Auguste-Bienvenue a eu pour donner un coup de pousse à la femme dans le milieu chorégraphie. L’intervention de François Bouda sur l’administration culturelle et l’atelier peinture de Margo Tamizé m’ont plu. Grâce à Margot, j’ai touché à un pinceau pour la première fois et j’ai trouvé ça très intéressant. Le travail sur l’espace, et les différentes directions m’a servi au niveau de mon travail personnel et pour mon solo. Les ateliers de Lacina Coulibaly qui étaient plus basés sur l’interprétation, les appuis et la précision des différentes directions ont été vraiment très importants. Pour mon solo, je pense que ça a beaucoup changé par rapport à la 1er étape, ça respire plus, les mouvements sont bien posés, l’espace, la musique, sauf la lumière qu’on a pu travailler. J’ai été bien encadré Bienvenue et Lacina comme regards extérieurs.”

AICHA KABORE (En Résidence de création) EF7

“Ma participation à Engagement Féminin a changé ma vie. L’opportunité de se mettre en relation et de partager avec d’autres danseuses/chorégraphes africaines, dans un espace propice et chaleureux pour des femmes, était inestimable. Nous avons reçu beaucoup d’outils et été exposés à différents styles et techniques par toutes les professeurs/chorégraphes. C’était une incroyable expérience de formation et le projet m’a donné de nouveaux outils et de nouvelles idées pour transformer ma danse et ma pratique artistique. La suite pour moi serait de réellement créer plus de pièces et commencer à les présenter à un large public possible. J’ai appris que l’essentiel n’est pas la technique que l’on apprend, mais il s’agit plutôt de ce que l’on en fait. Je veux aussi continuer à garder le contact avec les autres danseuses/chorégraphes africaines que j’ai rencontrées durant le projet et à contacter mes conseillers si j’ai besoin d’assistance pour mon travail de création. Je vais aussi partager ce que j’ai appris avec d’autres danseurs et artistes émergents de mon pays. Grâce à Engagement Féminin, j’ai acquis plus de confiance pour créer ma propre destinée dans la danse. Je remercie toutes les personnes travaillant sur ce projet pour leur temps, énergie et engagement pour les danseuses africaines.” Kiki Sharon CHEPTOO EF4